ENSEMBLE FOLKLORIQUE « CHOI YOUNG LAN DANCE COMPANY »
COREE DU SUD
Entre Chine et Japon, la péninsule coréenne est restée longtemps refermée sur ses secrets. Dans ce pays, tous les dieux ont leur place. Toutes les croyances et toutes les sectes cohabitent dans le plus large esprit de tolérance. Que reste-t-il de l'ancien royaume de Chosun, la Corée millénaire façonnée par la Chine ? Celle des sanctuaires bouddhiques et des rizières-miroirs, des sommets escarpés et des plaines brumeuses, et la richesse d'une culture complexe et brillante qui s'épanouit dans un superbe mélange de formes, de couleurs et de musiques.
Plus de la moitié des rares terres arables du pays, au trois-quarts montagneux, est consacrée à la culture du riz. Dans la beauté tranquille des rizières et dans le marquetage des verts et des ocres, semblent naître chaque jour et à chaque saison des tableaux abstraits qui chantent une douceur paisible en forme d'éternité. Dans ce quadrillage, se loge l'espoir du peuple qui compte sur le travail et sur la fertilité des sols pour s'assurer de sa subsistance. « Voulez-vous manger du riz ? » signifie ici : « Voulez-vous manger ? ». Aux deux questions, la réponse, bien sûr, sera « oui ».
L'ombre de Confucius plane sur l'extraordinaire mélange de couleurs et de formes qui ravit les Coréens et nourrit leur unité culturelle. Ils croient qu'ils sont tous parents et qu'ils forment une seule et grande famille.
On se lève de bonne heure, au pays du matin calme ! Dès l'aube, tout un peuple est à l'ouvrage. Avec acharnement et fierté. Discipline, hiérarchie, sens du devoir : quarante-deux millions de citoyens œuvrent sous le signe des valeurs de Confucius. Si les Coréens sont des champions toutes catégories de la durée de travail, où trouvent-ils le temps de danser, jouer de la musique, ou être poètes ?
La réponse est simple : ces formes d'art baignent littéralement la culture et la vie quotidienne des Coréens. Ils restent fidèles à leurs vêtements d'autrefois. Pendant le week-end et en période de fêtes, de nombreuses femmes portent leurs charmants atours constitués d'une grande robe très ample et d'un petit boléro. Ces deux vêtements sont taillés dans la soie ou la rayonne. A l'époque des frimas, elles s'enveloppent jusqu'aux pieds d'un long manteau kimono de couleur plus sombre. Alors que les hommes s'habillent dans des teintes pastel. A ces contrastes de couleurs, il faut ajouter le blanc immaculé. Pour les hommes comme pour les femmes, il est un symbole d'harmonie qu'imprègne la religion de Confucius.
Les spectacles se classent en deux catégories : la guerre, que depuis leurs origines les Coréens ont tenu pour nécessaire afin de protéger l'originalité de leur culture. De bruits et de fureur, ils peuplent une tradition dont ils sont fiers. Le deuxième volet de cette culture est un amour sans borne pour la nature. Au bruit des tambours et des cuivres aigres, ils opposent une douceur des danses, des vêtements de soie coulant comme des rivières sur des corps harmonieux.
Dans un vertige de couleurs et de soie, la Corée se refuse obstinément à vivre comme tout le monde. Elle soutient avec ferveur la beauté de sa nature et poursuit inlassablement son rêve des matins calmes. Elle offre l'image d'un pays fier de ses origines et de sa réussite fidèle à sa culture et à ses traditions.
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| Travel & Events | Upload TimePublished on 17 Nov 2013 |
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